MÊME CHEZ LE GYNÉCOLOGUE OU L’UROLOGUE, VOTRE CORPS VOUS APPARTIENT : LE CONSENTEMENT RESTE ESSENTIEL FACE À TOUTE AGRESSION SEXUELLE
Une consultation médicale doit être un espace de confiance, de respect et de sécurité. Chez un gynécologue ou un urologue, certains examens nécessitent naturellement un contact physique et peuvent être intimes. Mais cela ne signifie jamais qu’un professionnel de santé peut agir au-delà de ce qui est médicalement nécessaire ou sans le consentement du patient.
Lorsqu’un geste, une parole ou un comportement à caractère sexuel est imposé sans consentement, la personne concernée peut le vivre comme une agression sexuelle. Et pour certaines victimes, le traumatisme ne s’arrête pas aux faits. Il continue avec la peur de parler, la honte, le doute et parfois la crainte de ne pas être crue.
En Haïti, certaines victimes peuvent également faire face à des réactions qui déplacent la responsabilité sur elles : « Pourquoi étais-tu seule ? Pourquoi ne t’es-tu pas fait accompagner ? Pourquoi n’as-tu pas parlé plus tôt ? » Pourtant, aucune de ces questions ne justifie une agression. La responsabilité d’une agression appartient à son auteur, jamais à la victime.
Certaines personnes choisissent alors de garder le silence par peur des représailles ou des conséquences liées à la dénonciation. Mais leur silence ne signifie pas que ce qu’elles ont vécu n’est pas important.
À travers Vwa Pam, cette discussion veut rappeler que chaque personne a des limites, même dans un contexte médical. Le consentement, le respect et la dignité doivent rester au cœur de toute consultation.
Parler d’une agression n’est pas chercher le scandale. C’est parfois simplement chercher à être entendu, protégé et reconnu comme victime.



